Résidence de tourisme : comment établir le montant du loyer ?

Résidence de tourisme : comment établir le montant du loyer ?

Actualité postée le 14/08/2019

Une résidence de tourisme est un hébergement meublé touristique. Sa location se fait de manière saisonnière, à la nuitée, à la semaine ou au mois. Ce genre d’investissement a le vent en poupe depuis quelque temps. Vous investissez dans une résidence de tourisme ? Voici comment établir le montant du loyer.



Que dit la loi sur les résidences de tourisme ?



Concernant le montant du loyer d’une résidence meublée, ce dernier est de 15 % à 20 % plus élevé qu’une résidence nue, c'est-à-dire sans meubles.


Vous pouvez d’ores et déjà vous référer à cela, mais que dit la loi dessus ? L’article 1er de l’arrêté du 14 février 1986, soutenue par la loi Alur du 24 mars 2014, définit officiellement la résidence touristique comme suit : « le fait de louer un local meublé destiné à l’habitation de manière répétée pour de courtes durées à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile ». Cela implique que la location est saisonnière, mais pas définitive. Elle ne doit donc pas dépasser plus de 12 semaines.


Toute personne propriétaire d’un bien a le droit d’en tirer profit à sa guise. Il y a deux possibilités pour mettre un bien immobilier en location touristique : soit la personne agie par ses propres moyens, elle va donc s’occuper de la gérance jusqu’à l’administration et les réparations ; soit elle passe par l’intermédiaire des agences de location de résidences touristiques.



Le preneur, celui qui garantit le bail en résidence tourisme



Dans la plupart des cas, le preneur est toujours un groupe d’exploitants. Une agence qui a pour activité de gérer et d’exploiter l’ensemble immobilier.


Le système est assez simple : le preneur va mettre en location votre bien. Il prendra en charge la gérance de votre bien, et se doit de vous verser un loyer chaque mois, que votre bien soit occupé ou non. Vous êtes donc sous contrat avec le groupe, mais non avec les locataires saisonniers.


gLes résidences touristiques font partie intégrante des dispositifs fiscaux. Les lois utilisent ses dispositifs dans le but de favoriser les investissements locaux. Il y a la loi Robien, Borloo, Girardin, LMP, Demessine, Scellier, et Bouvard.




Les pièges à éviter dans la location des résidences touristiques



Voici les objectifs et les prérogatives venant de la loi Bouvard concernant la défiscalisation des résidences touristiques.


Dans cette défiscalisation, il y a une réduction d’impôt de 11 % du prix d’acquisition du bien. Ensuite, pour la prévoyance pour la famille, en cas de décès du propriétaire, la famille hérite du bien. Pour un logement qui peut faire office de résidence secondaire, le propriétaire peut avoir une rentabilité entre 4 % à 5 % net par an. Enfin, en ce qui concerne la récupération de la TVA à une hauteur de 20 % sur le prix du logement, pour bénéficier de ces prérogatives, il faut mettre en location le bien entre 6 et 9 ans. Si le propriétaire passe par le biais des plates-formes pour la gestion de son bien, il a une garantie de loyer de neuf ans. Cependant, si l’exploitant du résident fait faillite, il n’y a plus moyen de récupérer les loyers. Mais encore, les avantages fiscaux risquent de disparaître avec. Faites le bon choix !